vendredi 3 octobre 2008

Adios Madeira

Nantis de deux hardis membres d’équipage supplémentaires, j’ai nommé Véro et Fred Poli de Bougival-Plage, nous larguons les amarres, aux toutes premières heures de l’aube, cap au sud-ouest.
Effectivement, au sud-ouest de Madère gisent « las islhas desertas », dont le nom signifie en portugais quelque chose comme « les iles inhospitalières, pleines de cailloux, peuplées d’oiseaux sauvages, et sans aucun humain dessus ».

Malheureusement, le vent étant contre nous, nous n’avons pas pu y mouiller pour y passer la nuit n'ayant pas pour projet immediat de nous fracasser sur les rochers.
Alors Fred a pris le volant et nous avons mis le cap vers les iles Selvagens a 155 miles plus au sud, offrant ainsi aux Poli le bénéfice d’une première nuit en mer avec quarts sous les étoiles.
25 nœuds de vent dans le dos et une forte houle de travers frappant de coups de boutoir les deux coques d’Oteka leur ont permis de s’amariner rapidement et c’est avec bonheur qu’ils ont vu poindre sur l’horizon notre prochaine étape : Selvagem Grande, grand et aride caillou bordé d'écume émergeant des flots au milieu d'autres cailloux plus petits, le tout formant ce qu'on nomme généralement un "parage inhospitalier".

1 commentaire:

julie a dit…

ohh qu'il navigue bien Fredo coco ! et comme elle manie bien le compas Véro lolo
!!